The Beach Boys

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Genreclassic rock, 60s, pop, Surf, rock

The Beach Boys était un groupe de rock américain des années 1960 et 1970.

Le groupe se compose au début de Brian Wilson, Dennis Wilson, Carl Wilson, Mike Love et Al Jardine.

Au fil du temps, d'autres musiciens sont intégrés au groupe, soit définitivement soit temporairement :
Bruce Johnston (à partir de 1965)
Dave Marks (sur les trois premiers albums à la place d'Al Jardine, puis plus tard, épisodiquement)
Ricky Fataar et Blondie Chaplin sur l'album "Holland"
Glen Campbell à titre intérimaire en 1965.

The Beach Boys sont un groupe pop-rock américain. Leurs productions les plus intéressantes appartiennent aux années 1960, même s'ils restèrent en activité jusqu'en 1996.

Le groupe est une formation majeure de l’Amérique des années 1960, seul capable de rivaliser avec la vague anglaise emmenée par les Beatles. La musique des Beach Boys, inséparables du génie de leur leader Brian Wilson, n’a cessé de s’étoffer au fil de ces années : le style léger de la surf music des débuts a laissé la place à partir de 1965-1966 à une pop music d’envergure dont le sommet est l’album Pet Sounds. Les problèmes psychologiques plongeant Brian Wilson dans une léthargie durable, le groupe a perdu, à la fin des années 1960, sa place d’honneur dans la musique rock internationale. Les Beach Boys ont toutefois connu quelques retours surprenants dans les décennies suivantes, ravivant ainsi leur image de mythe californien vivant.

La vague californienne : 1961-1963

Les Beach Boys se forment en 1961 à Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles en Californie. Le groupe réunit les trois frères Wilson - Brian, Carl et Dennis – ainsi que leur cousin Mike Love et leur voisin Al Jardine.

S’inspirant du surf que pratique assidûment Dennis et profitant de la vague de la surf music en train de devenir un phénomène musical, Brian Wilson et Mike Love écrivent le premier titre du groupe : Surfin’. Le style s’inspire du rock and roll et du doo-wop et la musique est encore très simple. Le père des frères Wilson, Murray, s’investit dans le groupe en tant que manager. Surfin’ sort en 45 tours en décembre 1961, et la chanson connaît un succès rapide à Los Angeles où il se classe 2e, permettant au titre d’atteindre la 75e place au niveau national.

Dès lors, le groupe est repéré par Capitol Records chez qui il signe.

Leur premier album sort en 1962 sous le titre Surfin’ Safari. On y retrouve Surfin’ ainsi que leur second single, éponyme de l’album. Le 45 tours se classe 14e au niveau national, tandis que l’album connaît un succès moins franc. Début 1963, le groupe sort un second album : Surfin’ USA. L’album se vend bien mieux et se classe 2e dans les ventes nationales. Le 45 tours Surfin’ USA tiré de l'album et très fortement inspiré du "Sweet Little Sixteen" de Chuck Berry submerge le pays et atteint la 3e place en mars 1963.

La même année, les Beach Boys sortent surfer girl, leur 3e album. Il est nettement plus élaboré que les précédents et comprend moins de reprises. À l’automne, il se classe 7e tandis que les singles Surfer Girl et Little Deuce Coupe atteignent respectivement les 7e et 15e places.

La naissance du mythe californien

Les premiers albums des Beach Boys reprennent inlassablement les mêmes termes récurrents. Le surf est le thème central, repris dans le titre des albums et de quatre singles sur cinq. Les albums comprennent d’autres chansons sur ce thème : Hawaii, Surfer moon, Catch a wave, Noble surfer, Surf jam … La surf music est alors à son apogée. Les Beach Boys reprennent d’ailleurs plusieurs titres de Dick Dale & His Del-Tones, groupe phare du surf instrumental. Brian Wilson, le leader du groupe, crée ainsi l’image nouvelle de la Californie. Au milieu du XXe siècle, le grand état de l’Ouest américain est encore l’Eldorado dans l’imaginaire populaire, celui de la ruée vers l’or du siècle précédent. La Californie que nous connaissons, plus ou moins fantasmée, avec ses palmiers, ses surfeurs, sa jeunesse dorée… nous vient des Beach Boys. Pour reprendre le titre d’un ouvrage de David Leaf, les Beach Boys ont créé le « mythe californien ». Tous les thèmes de ce mythe apparaissent dans la musique des Beach Boys dès 1961-62. Cette image leur collera tellement à la peau qu'à la fin des années 1960, elle les rendra ringards aux yeux d’une jeunesse préoccupée par la guerre du Viêt Nam et le mouvement hippie.

Le premier groupe américain des années 1963-1965

A la fin de 1963, les Beach Boys sortent un quatrième album, Little Deuce Coupe, qui reprend un single du précédent album, qui délaisse le surf au profit des voitures. Le groupe avait déjà abordé ce thème, notamment sur les faces B des 45 tours. Les Beach Boys cherchent ainsi à conquérir durablement le public de l’intérieur des États-Unis et de la côte Est, pour qui le surf ne saurait, faute de le pratiquer, rester un sujet accrocheur bien longtemps. Le succès est au rendez-vous et l’album atteint la 4e place, tandis que le single Be True To Your School se classe 6e.

L’album suivant, Shut Down vol.2, reprend la même thématique et se classe 13e au printemps 1964. Le single Fun, Fun, Fun est une ode à la gloire de la jeunesse californienne et de son insouciance, qui se classe à la 5e place des charts. Mais un concurrent sérieux est arrivé sur le sol américain : les Beatles. Le groupe de Liverpool, qui a débarqué aux États-Unis en février, y connaît un vif succès et truste les premières places des ventes, privant les Beach Boys d'un probable premier numéro 1.

La compétition, toute empreinte d’admiration réciproque entre Brian Wilson et Paul McCartney, ne cessera plus. L’album suivant, All Summer Long, monte à la 4e place. Mais c’est le single I Get Around qui retient l’attention, en atteignant la 1e place. Ciselé d'harmonies vocales délicates, le titre séduit le reste du monde, et est le premier à s’exporter véritablement, entrant même dans le Top Ten anglais.

S’ensuit le Christmas Album à la fin 1964, qui se classe 6e, tandis que le 45 tours Little Saint Nick est 3e. La même semaine, le Beach Boys Concert est le premier album live à se classer n°1 aux États-Unis. Le groupe est omniprésent à la télévision et sur les radios américaines. En Europe, il est considéré alors comme le seul groupe américain capable de rivaliser avec la British Armada qui envahit le monde.

L’album Today sort au printemps 1965. Il atteint la 4e place aux États-Unis et les singles qui en sont issus sont de francs succès. Dance, Dance, Dance est 8e, Do You Wanna Dance est 12e… Surtout, Help me, Rhonda grimpe jusqu’à la 1e place en avril. L’album suivant, sorti pendant l’été, atteint la 2e place aux classements des ventes. Summer Days (and Summer Nights) contient le célèbre titre California Girls. Ce 45 tours, hymne à la gloire des filles californiennes – toujours l’élaboration du mythe - atteint la 3e place. C’est l’un des titres les plus populaires du groupe, qui l'utilisa ensuite régulièrement en ouverture de ses concerts.

L’année 1965 s'acheva avec un nouveau disque à l’occasion de Noël. L’album Beach Boys’ Party ! reproduit en studio l’animation d’une fête privée du groupe avec de bon titre. L’album se classe 6e grâce à la présence du tube Barbara Ann, qui se classe 2e selon Billboard en janvier 1966 (1er selon un autre classement que celui de Billboard). Cette reprise des Regents est le succès le plus populaire des Beach Boys, avec une musique rock très dynamique et légère.

Élever la pop-music : 1966

Depuis les débuts du groupe, le compositeur principal est Brian Wilson. Son cousin Mike Love a certes co-écrit plusieurs titres majeurs, mais son style reste plutôt simple. Brian est le génie musical du groupe, à l’instar d’un Lennon ou d’un McCartney en Angleterre. Extrêmement productif, il a écrit 10 albums entre 1962 et 1965. Dès le troisième album du groupe, Brian a de surcroît endossé le rôle de producteur. Les Beach Boys sont ainsi la première formation américaine à contrôler totalement la direction artistique de leurs disques.

Brian Wilson cherche dès 1962 à élever son style et à élaborer un son toujours plus complexe. Il fait preuve de grandes qualités d’écriture et d’indéniables talents de producteur, s’entoure des meilleurs musiciens de studio et s'affirme en rival du maître incontesté du studio à l’époque : Phil Spector.

La compétition avec les Beatles joue ici un rôle important car Brian s'est mis en tête de surpasser le groupe anglais. Et tandis que Lennon et McCartney écrivent Revolver pour dépasser Today, Brian fait tout pour surpasser l’album Rubber Soul. Dès la fin de 1965, il entreprend de réaliser son œuvre majeure, Pet Sounds. Le projet est ambitieux et afin de satisfaire Capitol Records qui veut un album pour Noël, les Beach Boys sortent Party ! à la fin de l’année.

Brian Wilson a donc le temps nécessaire pour polir son bijou. Car Pet Sounds se distingue fondamentalement des albums antérieurs du groupe. Les thèmes classiques du surf et des voitures ont disparu. Certes, les filles sont toujours là, pourtant la frivolité n’est plus de mise. Le compositeur choisit plutôt de dépeindre les mille couleurs des sentiments par des paroles ciselées et poétiques. Quant aux musiques, elles atteignent une complexité jamais connue dans des chansons, qui surprend encore au regard des moyens techniques limités des studios de l’époque. L’album ose s'éloigner du format chanson - passage obligé des musiques populaires - en risquant plusieurs titres instrumentaux.

Peu avant de sortir Pet Sounds, les Beach Boys réalisent le 45 tours Sloop John B, qui se classe 3e. L’album ne connaît pas le succès attendu auprès du grand public, et ne se classe que 10e aux États-Unis. Le single Wouldn’t It Be Nice ne dépasse pas la 8e place, même si sa face B, God Only Knows, est 39e. En fait, les fans américains du groupe ne se reconnaissent pas dans cette musique nouvelle, trop éloignée de l’image des si gentils Garçons de la plage. En Europe, en revanche, et particulièrement au Royaume-Uni, la sensibilité très pop de Pet Sounds éblouit. Le succès est tel que les Beach Boys sont désignés groupe de l’année par la presse musicale, privilège immense puisque cette distinction sera réservée aux seuls Beatles entre 1963 et 1970. Le groupe anglais s’incline face au talent de Brian Wilson. Paul McCartney écoute le disque en boucle et déclarera des années plus tard que God Only Knows est la plus belle chanson jamais écrite. L'émulation entre les deux groupes est à son comble, les Beatles répondront à Pet Sounds par Sgt. Peppers' Lonely Hearts Club Band , sorti en 1967.

A la fin de l’année 1966, les Beach Boys sortent une chanson dont l’enregistrement avait commencé pendant les sessions de Pet Sounds : Good Vibrations connaît un succès fulgurant dans le climat psychédélique ambiant. Il se classe n°1 aux États-Unis et dans la plupart des pays du monde. En France, il reste près de deux mois à la première place des ventes. Le titre, un des hymnes du mouvement hippie naissant, est n°1 mondial de l’année. Les Beach Boys n'auront plus de N°1 jusqu'en… 1988 avec Kokomo, de la B.O. du film Cocktail, avec Tom Cruise.


Source

Top Titres

Wouldn't It Be Nice 1

Wouldn't It Be Nice

Good Vibrations 2

Good Vibrations

God Only Knows 3

God Only Knows

I Get Around 4

I Get Around

Sloop John B 5

Sloop John B

California Girls 6

California Girls

Kokomo 7

Kokomo

Barbara Ann 8

Barbara Ann

Little Saint Nick 9

Little Saint Nick

Surfin' U.S.A. 10

Surfin' U.S.A.

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